Famille, je vous aime ?

On a beaucoup décrié la lâcheté de l’Eglise catholique face aux scandales de pédophilie. Comment ça, protéger l’institution avant les individus, surtout quand il s’agit d’enfants innocents. Les personnes mêmes qui devaient nous montrer l’exemple nous ont simplement trahis… C’est une double trahison. L’Eglise catholique a donc montré son vrai visage, celui d’une mafia qui défend ses membres sans scrupule: qu’on ne s’étonne pas que les croyants l’abandonnent.

Quel est le rapport avec la famille? La famille n’est-elle pas l’institution la plus protégée sur Terre? On nous enseigne l’esprit de clan dès notre plus jeune âge en nous enseignant qu’on peut tuojours compter sur la famille…comme si la famille était toujours source de réconfort et de positivité.

Cela ne saurait être plus faux pour certains, pour qui la famille est à l’origine des pires tourments. Pour la plupart cependant, la famille est un mélange d’amour, de douceur et de réconfort, aussi bien que de trahison, d’humiliation, rejets. Comment ne pas être confus. Et surtout comment naviguer ce champs de mine ultra-politisé? Il est certain que nous n’en ressortons pas entier: nous sacrifierons nombreuses de nos valeurs, pire, nous nous couperons des aspects les plus controversés de nous-mêmes: ceux qui nous valent des coups, des critiques et des rejets à répétition.

C’est un drame véritable. D’autant que l’enfant ne le fait pas consciemment. Qu’on ne s’étonne pas alors que nos relations amoureuses soient toutes un peu tordues: Du “je t’aime, moi non plus” à l’amour vache, en passant par le couple fusionnel où nous perdons toute once de personnalité.

Et évidemment nos rapports à l’autorité se reflètent principalement dans nos carrières. A ce niveau-là, homme ou femme, nous sommes tous à égalité face au démêlage de notre inconscient afin de mettre de l’ordre dans nos vie.

N’ayons pas peur du chaos, il nous permet de voir nos blessures et de nous reconstruire.

En ce qui concerne les relations amoureuses et nos avancées professionnelles, cela n’est pas toujours facile mais reste gérable: on retrousse nos manches et on enlève les mauvaises herbes. Ou on accepte certains compromis puisque finalement les interactions ne sont pas si fréquentes.

Mais en ce qui concerne la famille, c’est tout de suite plus compliqué: c’est du syndrome de Stockholm surboosté. Au delà de leurs soins et de leurs sacrifices, on leur doit le présent le plus précieux: notre vie.

Et pour ceux qui n’en sont pas convaincus (que la vie est un cadeau), toute la clé est là: Faites que votre vie soit un cadeau, et faites vos choix selon vos besoins et désirs. Il faudra apprendre à trier entre ce qui est vous, et ce qui a été projeté sur vous (l’enfant parfait qui devient médecin pour sauver le monde, ou au contraire l’agriculteur de génération en génération). Et sur le chemin, vous vous rendrez évidemment compte que toutes vos contrariétés ne sont pas justifiées. Avec votre regard d’adulte, vous saurez faire la part des choses. Alors vous reconnaîtrez que vos parents ont fait de leur mieux, qu’ils ne sont pas parfaits et que c’est la vie de tout adulte de reprendre sa souveraineté!

Pour ceux qui ont vécu des traumatismes extrêmes, cela s’applique aussi, mais ne diminuons pas l’impact de vos souffrances et le temps que cela prendra pour revenir vers la santé. J’aimerais cependant vous laisser avec un message d’espoir: votre avenir n’est pas déjà décidé. Mettez un pas devant l’autre. Vous avez de nombreuses ressources en vous dont vous n’avez pas encore conscience. Là où des thérapies classiques ont échoué, les thérapies alternatives vont faire la différence. Ne les rejetez pas. Ne vous abandonnez surtout pas. Votre solution existe. Comme pour tout ce qui est nouveau, soyez ouvert et prudent à la fois: prenez le temps de vous renseigner sur les thérapies et les thérapeutes envisagés. Faites-vous votre propre idée de ces méthodes. Et acceptez aussi d’expérimenter sans forcément tout comprendre. Il n’existe pas de parcours sans faute…

Dans un autre post, je vous partagerais mon parcours, mes “erreurs”, et ce qu’elles m’ont enseignées. Souvenez vous que la vie a le sens que vous lui donnez. Et c’est la manière dont vous utilisez “vos erreurs” qui les rendent bénéfiques ou pas.

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