Dans la Bible, il est fait mention d’Eve, Marie, Marie-Madeleine…Même Salomé n’y trouve pas sa place. Parmi ces 4 femmes, seule Marie est louée. Et Marie-Madeleine la fameuse prostituée sur le point d’être lapidée n’a trouvé sa place qu’en tant qu’objet de rédemption de Jésus. Et puis au contraire de Jésus et des apôtres dont on connaît les pensées, les actes et comportements. On ne connaît rien de ces femmes, comme si elles n’avaient de légitimité que par leur rôle. Leur statut est directement lié à l’action qu’on leur prête: Eve, a tenté Adam à croquer le fruit interdit. (Déjà, moi je dis bravo pour la prise de responsabilité masculine. Secundo, c’est un peu dévalorisant pour l’homme, non?! Pourquoi rejeter la faiblesse de l’homme sur la femme?) Marie, qui a enfanté Jésus de manière miraculeuse. (Alors là, très fort les mecs ce coup de pub: Marie est vraiment une double sainte!) Marie-Madeleine, qui a été sauvée et illuminée par Jésus. (Elle, on aurait préféré l’oublier sauf que à trop faire de Jésus une super star et de rendre toutes ses paroles sacrées, ils n’ont pas pu faire autrement quand Jésus lui-même leur a imposé la présene de sa belle et douce.)
Voilà ce qui traîne et est ressassé dans l’inconscient collectif. Pas étonnant qu’il soit si difficile de comprendre ce qu’est le féminin sacré. Pour l’instant, tout ce qu’on a, c’est un féminin mas-sacré!
On comprend bien que la féminité n’est pas une question d’attributs physiques. Et quand on essaie de la définir par des qualités, on risque de buter sur des contradictions, et surtout on risque de s’enfermer dans des labels.
Le féminin sacré est avant tout une vibration. Celle d’une essence profondément sauvage, suave et expansive, on ne peut certainement pas l’enfermer dans une boîte. C’est exactement la métaphore du livre ’le Parfum’ de Patrick Suskind, où Grenouille essaie de s’emparer du parfum des rousses. On peut l’imiter sans jamais l’être. L’être, tel un koan bien ficelé: tu ne peux pas être ce que tu es déjà. La seule manière de savoir comment être, c’est en l’étant.
Le Masculin blessé est dans une quête infinie du Graal. (le con-quête) Il est magnifiquement représenté par le sagittaire, qui vise des objectifs élevés externes et cherche à les atteindre.
Le féminin sacré est le Graal et elle le sait. Elle sait que le trésor est en elle. Elle se contente donc de nourrir ce qui existe déjà afin de le féconder et lui permettre de voir le jour. Elle le fait selon un cycle qui lui est propre.
Pour vous donner une image qui reste, Le féminin sacré, c’est la lumière qui rayonne depuis l’intérieur et baigne dans sa propre lumière, pleine et resplendissante. Elle prend simplement soin de sa lumière et la laisse diffuser librement. Le masculin sacré, c’est celui qui protège sa lumière et la manifeste.
Le féminin blessé, c’est celle qui se nourrit de la lumière des autres car elle ne voit pas la sienne. Le masculin blessé c’est celui qui vole la lumière des autres ou la protège.
Le divin ne se soucie que de lui, puisqu’il reconnaît le divin en lui et chez les autres. Il n’y a donc personne à sauver, à mettre sur un piédestal ou à diminuer.
Naturellement: la fluidité vient à l’esprit, la grâce, le magnétisme, le mystère, …etc… QUelqu’un qui connaît sa lumière est serein, doux, compatissant et amoureux de la vie. Le Graal, c’est la coupe qui se remplit d’elle-même. C’est l’elixir de vie qui se renouvelle sans cesse. Si vous prenez le temps de ressentir l’énergie de votre coeur, vous saurez tout de suite.
Profondément comblée, elle n’a plus de besoin. Que des aspirations, des envies, SOn énergie est absolument délicieuse, et elle est mystérieuse sans en jouer, joueuse sans manipuler, à la créatrice illimitée. Elle ne cherche pas le progrès, qui est une qualité inhérente au processus de création. L’enfant expérimente et apprend sans avoir de volonté d’apprendre: il est simplement mué par sa curiosité. Il n’y a donc aucune velléité chez elle. La motivation laisse place à l’inspiration.
Mais qu’on ne s’y trompe. Elle n’est pas tout le temps en train de sourire, ou d’exulter de joie…elle est satisfaite