The Power of Saying No: Setting Boundaries Without the Guilt

J’aime les comédies romantiques, où les personnages sont attachants, profondément bienveillants, et à qui il arrive toutes sorte d’aventures folles et loufoques. Il n’y a jamais rien de grave dans ces histoires: c’est parfois pénible, souvent désagréable, mais surtout rempli de bons sentiments. Ce sont souvent des quiproquos à démêler, mais qui finissent par se résoudre quand les protagonistes se permettent d’être vulnérables et disent ce qu’ils ont sur le coeur.

C’est simple et surtout téléphoné: on sait que ça se finit toujours bien. Malgré tout, o se laisser aller au jeu. “Non, ne fais pas ça!” lance-t’on quand la protagoniste agit de manière complètement erratique et impulsive. Cela pourrait être si simple, pense-t’on. Il s’aiment plus que tout - pourquoi ne peuvent-ils pas simplement se l’avouer ? Et c’est ainsi que sur plusieurs saisons, les protagonistes s’installent dans des relations avec d’autres plutôt que d’être ensemble, exprimant tour à tour jalousie, désarroi et regret, sans jamais se dire leurs vrais sentiments. C’est frustrant pour le spectateur, il espère, il espère, il espère. Et quand il sent que le dénouement est proche…pas de chance, ça repart pour un tour.

Après tout, il faut bien faire durer le suspense. Sinon ce serait trop facile et plat. Une fois l’intrigue posée, nous entrons dans le développement psychologique des personnages: lisses en surface, chacun va révéler progressivement son histoire, ses blessures, ses rêves et sa sensibilité. Et là, on entre dans un univers de sentiments subtils où la limite entre le bien et le mal devient infiniment floue. Il n’y a plus de vérité absolue. Il n’y a plus que des êtres qui inscrivent des instants de vie dans un contexte plus large, dans l’Histoire du monde vécue par leurs ancêtres, leurs expériences personnelles et les rencontres décisives. Chaque choc vécu -positivement ou négativement- est un big bang et crée un nouveau monde, et tout est refait ou est à refaire.

Il n’y a pas UNE seule manière de vivre. Dans notre recherche de joie, il y a une compréhension presque intuitive voire spirituelle que la souffrance EST la porte de la joie. Que l’aventure ne démarre pas sans que la quête soit activée. Avant ce choc initial, on est encore spectateur, ou plutôt un figurant de notre vie. Quand le coup de massue est reçu, on devient acteur principal, ce qui était le décor d’une pièce ce théatre de ’la’ vie, devient la scène centrale de NOTRE vie. C’est ça l’éveil. Enfant, on était le personnage secondaire. On n’avait pas le choix. Et si la vie ne nous réveille pas dans notre vie d’adulte, on oublie d’en reprendre les rênes. On continue de faire plaisir à nos parents. Sauf que maintenant, ça inclut nos enfants, nos chef et collègues, nos amis…etc…

Parfois l’éveil est spontané: la fameuse crise de la quarantaine, qui surgit maintenant de plus en plus tôt (Thank GOD). Chez les gen X, on nous a tellement bien appris à être docile et souple qu’on se tortille dans tous les sens quitte à devenir un chewing gum sans goût.

Alors la vie dans sa grande générosité n’a pas d’autre choix que de nous faire une thérapie de choc. Pour qu’on sorte de notre propre hypnose et vieux disques rayés (Je n’ai pas le choix, je ne peux pas, c’est impossible, je n’ai pas assez d’xxxx, je ne suis pas assez xxxxx). Et nous invite à vivre. Tu as peur ? tant mieux, tu commences à revivre. C’est bon signe. Vas-y défoule toi autant que tu veux sur le papier (pas les autres). Ressens. Sens à quel point tu es en vie! Tu es en train de vivre une grande percée. Tu es sur le point d’entendre tous TES désirs, tes rêves et tes aspirations. Va! Va seulement! Just do it, comme dit la pub. Oui c’est l’Odyssée. Il n’y a aucune garantie, sauf que tu vas aimer comme jamais, tu cours le risque d’être aimé comme jamais aussi. Tu ne te reconnaîtras plus, et ce sera merveilleux. Ton coeur se remettra à battre…et ça, ça vaudra toutes les cardios du monde. Tout ton être va s’emballer. Et à la fin de ta vie, tu seras heureux.

Car réussir sa vie n’est pas une question de résultats. Cela n’a absolument rien à voir avec ce qu’on a construit. Mais ce qu’on s’est permis de vivre: d’avoir été fou.

Fou d’amour et forcément fou de rage et de désespoir, de rire, de passion, de joie.

Mais pourquoi a-t’on tant peur de la folie ? Puisque nous le sommes tous, fous. Et pas qu’un peu…

… A la folie…

Alors de temps en temps, je m’échappe de ma comédie romantique pour vivre une intensité digne ‘des hauts de Hurlevent’, sachant que je peux toujours revenir à ma vie paisible. Le problème, c’est quand je perds les pédales et que la névrosée romantique en moi n’a pas eu assez temps de parole. Elle a encore envie de se mourir d’amour pour l’être qu’elle ne peut pas avoir. VOus avouerez que c’est un peu débilitant dans la vie de tous les jours, surtout quand on a un job bien carré et des enfants à nourrir.

C’est pour cela que j’écris - je lui donne voix. Elle existe et elle est belle, Cette poétesse qui vit en moi. Sa beauté sombre ne me fait pas peur. Au contraire, je la trouve envoûtante. Elle fume, elle boit, elle couche avec les hommes. Elle se met à genou devant eux, et dans cette fascinante soumission, les met à genou devant elle. C’est eux qui n’en peuvent plus. On ne sait plus qui du dominant ou du dominé. Les codes sont cassés. On est perturbés. Dérangés. Troublés. D’autant plus car il n’y a aucune volonté de provocation. L’ambigu est à son comble. Les perspectives sont renversées.

Elle accueille son fantasme, son envie insatiable de pouvoir, de domination, ses envies de faire mal. Et dans cette profonde acceptation, le mal disparaît de lui-même. Il lâche les armes et perd tout désir de pouvoir, de violence et de possession.

If boundaries are something you’re working through, this is often one of the most transformative areas of coaching. Let’s talk.